Tranches de vie

Il sortait un carnet de croquis pour quelques coups de crayons en attendant le car


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Les baraques :


Elles ont été offertes par les pays amis aux sinistrés de la seconde guerre. En bois de sapin, bien que recouvertes de « papier goudron » il y faisait très chaud l'été  et surtout très froid l'hiver, mais, bien que petits, nous aimions leur odeur de bois.  Nous y avons vécu plusieurs années en attendant que les maisons soient reconstruites après souvent bien des complications administratives.


Les travailleurs saisonniers :


C'était un évènement de voir arriver « Les Belges » sur leur grand vélo, musette sur le dos par groupe d'une dizaine. Ils venaient pour la récolte du lin qui était assez importante à cette époque et pour laquelle ils devaient avoir un savoir-faire particulier. Nous avions l'impression qu'ils venaient du bout du monde. La linière de SAINTE CROIX GRAND TONNE, usine aujourd'hui  abandonnée, marchait à plein régime .


Mais beaucoup de travaux saisonniers étaient faits par des « journaliers » qui étaient du pays, tel le « démariage » des betteraves qui leur faisait beaucoup mal au dos.


Les « Courriers Normands » BAYEUX CAEN :



Le premier car du matin passait à 7 h . Il fallait se rendre au carrefour de « La Corneille »

Du bourg, il y avait environ 2 Kms ; l'été et par beau temps ça allait,  mais l'hiver avec la pluie, la neige ou le verglas et surtout le noir complet sur le trajet ça n'était pas toujours très agréable. Arrivés à l'arrêt, un de nos compagnons de route sortait quelquefois un carnet de croquis pour quelques coups de crayons en attendant le car. C'était un artiste peintre de Brouay, qui exposait aux salon des Artistes Indépendants de Basse Normandie où ses oeuvres  figuraient en bonne place.

Les cars suivants vers 8 heures et 14 h était  plutôt pris par des personnes allant faire des démarches ou des emplettes à CAEN et surtout, le vendredi matin, pour aller vendre leurs volailles et légumes au marché Saint-Sauveur  à CAEN.




Les fleurs de la maîtresse


Dans la cour de l'école le long des murs l'institutrice qui aimait beaucoup les fleurs composait de beaux parterres , en particulier avec des  dahlias magnifiques ….. dans lesquels les élèves allaient tomber en jouant ou en chahutant, entraînant quelques dégâts. Heureusement elle ne le voyait pas toujours ….

La baraque