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L'église et la pratique du culte


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L'église de BROUAY fut sans doute construire à la fin du XIIIe ou au commencement du XIVe siècle. Elle dépendait du doyenné de FONTENAY LE PESNEL. Le chœur parait plus ancien que la nef. Le sanctuaire  renferme un assez bel autel en pierre de taille, sculpté par les mains exercées de M. l'abbé Docquet, ancien curé de Brouay . Cette église  fut complètement restaurée en  1904.

Un if séculaire l'ombrage. Le cimetière  a conservé des sépultures très anciennes dont certaines portent des inscriptions encore visibles. Le cimetière anglais est attenant .

Actuellement comme pour beaucoup de communes il n'y a plus de curé dans la paroisse.

Il y a un certain temps la messe du dimanche faisait partie intégrante de la vie de la plus part des villageois. C'était un lieu ou l'on pratiquait sa religion mais aussi un endroit où l'on pouvait se retrouver ensemble à la sortie et échanger des nouvelles après avoir mis « ses habits du dimanche » que l'on enlevait en rentrant chez soi. Les fêtes religieuses étaient toutes très suivies. La tradition voulait qu'à la Pentecôte, le « pain béni » soit distribué aux paroissiens pendant l'office et que les jeunes du pays aillent le porter aux personnes âgées ou malades (il s'agissait d'une petite brioche).

A cette époque les enfants de chœurs étaient vêtus de rouge et blanc pour « servir la messe » et selon certains,  buvaient le vin de messe de monsieur le curé en douce en complétant le manquant avec de l'eau.

Après l'école, le catéchisme faisait partie intégrante de  l'éducation. Le mode d'apprentissage consistait en un livret de « demandes et de réponses » qu'il fallait apprendre par cœur sans surtout poser de questions. L'abbé avait un caractère aigri par une mauvaise santé et comme nous n'étions pas du tout attentifs ….…


J'ai le souvenir d'une grosse claque envoyée dans le nez de mon copain qui a osé faire la réponse à la question --Qu'est-ce que Dieu ? (la plaisanterie qui suit était très en vogue à l'époque) « Dieu est un petit bonhomme tout bleu qui fait pipi au coin du feu » au lieu de la réponse conventionnelle. Il saignait du nez et ne voulait pas qu'on le nettoie afin de rentrer chez ses grands parents dans cet état.  D'autres, dont moi évidemment, avions droit à des coups de baguette sur la tête quand il nous surprenait à rire au lieu de suivre. Et …...nous nous posions toujours des questions !

Le dimanche  certains avaient une pièce de 20 cts à remettre à la quête mais en passant devant l'épicerie du village « nous faisions de la monnaie » c'est-à-dire que nous achetions pour 10 centimes de petits caramels. Nous les mangions le long du chemin jusqu'à l'église…. cette fois-ci sans nous poser de questions.


Le « caté » et son animation